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- Rang parmi les ventes : #376343 dans eBooks
- Publié le: 2010-09-21
- Sorti le: 2010-09-21
- Format: Ebook Kindle
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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile.Synthétique
Par Pléthore
Avec "Unité et diversité des religions chez René Guénon et Frithjof Schuon", Patrick Ringgenberg propose un exposé démystifiant des thèses de ces deux auteurs dont les œuvres respectives présentent de nombreux airs de famille. S'attachant à décrire la tournure générale de la pensée des deux écrivains, à fournir une présentation schématique de leurs doctrines, Ringgenberg n'aborde leurs thèses particulières qu'à titre d'illustration . Y sont définis les concepts fondamentaux qui rendent compte, chez Guénon et Schuon, de l'Unité (i.e. Esotérisme, Initiation, Symbolisme, Métaphysique) et de la diversité des religions (i.e. l'exotérisme, les cycles de décadence et d'apogée des traditions particulières), les orientations herméneutiques autorisant le rattachement des traditions dérivées à leur origine supposée (Tradition primordiale pour Guénon / Sophia Perennis chez Schuon) et le mode d'intellection des vérités spirituelles (intuition intellectuelle chez Guénon, intellect divin chez Schuon).En dernière instance, malgré quelques points de diffraction, les deux pensées présentent de nombreuses homologies : l'idée d'une unité essentielle et primordiale des traditions, qui se différencient, certes, par l'exotérique mais s'articulent, surtout, par l'ésotérisme ; le principe d'une faculté intellectuelle supra-rationnelle et non humaine dont l'exercice, via l'étude du symbolisme religieux et l'initiation, nous donne accès à différents degrés de la réalité universelle ; une vision cyclique de l'histoire. Pourtant, malgré un positionnement discursif commun, à la fois extérieur à la philosophie rationaliste et à l'occultisme, Schuon et Guénon occupent des positions différentes au sein de cet espace connexe et ce, du fait des fonctions énonciatives qu'ils assument: celle d'herméneute pour Guénon, celle de maître spirituel pour Schuon. Cette bifurcation induit, sur le plan des règles de formation et des stratégies, une différence de registre : "au style plus abstrait, théoricien, mathématicien, logicien et aristotélicien de Guénon, s'oppose le style de Schuon que l'on peut qualifier de plus spirituel, religieux, poétique, symboliste et platonicien" (R: 184)Ringgenberg conclut chaque partie par un chapitre évaluatif mettant en évidence les défauts des deux œuvres quant à :- la qualité de leur argumentation : grevée par la circularité du raisonnement, dont l'acceptation des postulats fondamentaux ne peut reposer que sur un acte de foi, d'une part, par l'absence d'une démonstration convaincante de la commensurabilité réelle des traditions, d'autre part ("les ressemblances des symboles et des doctrines appartenant à des traditions diverses ne peuvent que démontrer l'existence d'une tradition primordiale, puisque ces symboles et ces doctrines sont interprétés en fonction même de cette tradition primordiale" (R: 139), "le comparatisme des symboles, pour être accepté, suppose un acte de foi: accepter l'existence d'une tradition primordiale et ses conséquences multiples" (R: 138));- la fiabilité de la documentation : leurs sources sont lacunaires quand, reposant pas sur le témoignage de maîtres initiatiques ou l'autorité de sa propre illumination, elles ne sont pas invérifiables ("silence sur les sources associé à la prétention d'une connaissance intellective directe" (R : 325)) ;- la propriété du lexique : leur comparatisme conduit à appauvrir le sens des termes religieux par leur décontextualisation, à aplanir les différences doctrinales sous le jeu d'analogies parfois approximatives ("[Schuon] considère pareillement les symboles et les formulations religieuses comme des langues que l'on peut employer alternativement. De fait, les différences entre les religions sont aisément réduites à des questions de terminologie ou rhétorique (...). Ce discours tend ainsi à contourner ou à ignorer purement et simplement les difficultés, voire à déformer des termes au contenu précis et délimité" (R: 312)) ;- l'ambition même de leur projet : le postulat universaliste des auteurs ignore sa propre historicité et son ethnocentrisme ("la sophia perennis n'est pas tant le rappel d'un doctrine immuable qu'une élaboration herméneutique largement fondée sur la connaissance occidentale de la condition moderne des religions" (R: 323)) ; la partialité et la "forte personnalisation" (R: 326) des deux pensées discréditent leur positionnement supra-confessionel ("une telle pratique universaliste ne constitue qu'une illusion d'ordre psychologique: celle-ci donne à l'homme l'impression de dépasser, par un concept d'universalité, les limites des religions et de sa subjectivité propre, alors qu'en réalité, ces limites lui sont simplement cachées par une forme d'ivresse et de dilatation égocentrique" (R: 339)).En définitive, l'ouvrage est utile pour quelqu'un qui ne s'intéresse pas au détail des thèses des deux auteurs mais cherche simplement à se familiariser avec le tour général de leur pensée. Cela était mon cas qui ne m'intéressait à ces doctrines qu'en marge d'une recherche plus générale sur le gnosticisme, pour les situer quelque part en postface à l'occultisme théosophique d'un Schuré (Les Grands Initiés) ou d'une Blavastky (Abrégé de la doctrine secrète) ou en préface à l'herméneutique spirituelle comparée appelée des vœux de Corbin (Face de Dieu, face de l'homme : Herméneutique et soufisme). A l'aune des citations rapportées ci-avant, il va sans dire que le propos de Ringgenberg, délibérément agnostique, ne satisfera pas les partisans des thèses de Guénon ou Schuon, car son étude se fonde sur des critères de rationalité hétérogènes à ceux des auteurs étudiés.
1 internautes sur 1 ont trouvé ce commentaire utile.Critiques inexactes.
Par Pierre Dupont
Ce livre présente des analyses fouillées sur des sujets de première importance qu'on n'est pas obligé de cautionner -pour dire le moins- mais on peut regretter objectivement une critique "personnelle"abusive ; en particulier sur des faits précis , cités par l'auteur, qui ne sont que calomnies reconnues et dénoncées publiquement en leur temps.. L'auteur aurait pu mieux vérifier ses sources.
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