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Détails sur le produit
- Rang parmi les ventes : #85296 dans Livres
- Publié le: 2015-02-06
- Langue d'origine:
Français - Dimensions: 4.06" h x
.43" l x
6.69" L,
- Reliure: Poche
- 96 pages
Commentaires clients
Commentaires clients les plus utiles
0 internautes sur 0 ont trouvé ce commentaire utile.Pure Propagande
Par Illuvatar
Ayant lu de très nombreux romans Japonais, je m'attendais à la description de la vie rude des marins et des ouvriers sur ce bateau au fin fond de la mer entre Hokkaido et la Russie. De petites anecdotes sur le crabe royal des mers, à l'époque peu valorisé et maintenant très cher. Mais en fait, pas du tout... Il s'agit d'un roman politique, avant tout pour faire de la propagande pour le communisme... Ce qui me choque c'est que ce ne soit pas annoté sur le livre car l'Histoire sait très bien ce qu'à donner le Communisme en Russie. N'oubliez pas que le petit père des peuples à tuer plus de monde que ce voisin de l'Ouest. Par contre, le style de l'auteur est vraiment bon, sauf dans les passages où il écrit comme le prolétariat où il devient vulgaire. D'ailleurs les anecdotes sur la vie des ouvriers et des pêcheurs sont sans aucunes limites dans l'horreur et bien loin de la retenue et de la délicatesse Nippone, et c'est pour cela que je ne vous conseille pas ce livre.
1 internautes sur 1 ont trouvé ce commentaire utile."Dans les travailleurs du Bateau-usine, j'ai vu mes frères"
Par Denis Urval
En 1929, l’écrivain japonais Kobayashi Takiji publie son roman le Bateau-Usine (Kanikôsen) dans deux livraisons de la revue L’étendard. Il était né en 1903.Le 20 février 1933, il est capturé par la police politique à Tokyo et il meurt au commissariat sous la torture.Ecrivain engagé estimant que son art devait accompagner les luttes sociales, Kobayashi Takiji ne l’était devenu que progressivement et son histoire est celle d’un jeune employé de banque modèle qui devait faire ses choix en conscience, choix qui devaient le conduire au renvoi par son employeur, puis à la clandestinité, puis à une mort violente et prématurée.Cette très belle édition chez Allia du Bateau-Usine (superbe petit volume, papier et impression exemplaires) est augmentée d’une Postface de la traductrice, Evelyne Lesigne-Audoly, exceptionnellement précise et fouillée qui permet de reconstituer, et le contexte de l’écriture du livre, et celui de sa fortune posthume, en particulier lorsqu’il est redécouvert au Japon et qu’il atteint dans les années 2000 des tirages exceptionnels, un phénomène sur lequel s’interroge alors la grande presse nationale et internationale.D’une part en effet, la pêche au crabe utilisant de vieux bateaux russes doit être resituée dans un contexte économique et politique des années 1920 où le Japon cherchait des denrées à exporter pour se procurer des devises. A travers le sort inhumain des pêcheurs et des ouvriers à bord du Hakkô-Maru, le roman entend rendre compte d’un phénomène qui est à la fois social, économique et géopolitique, fruit de la collusion entre l’impérialisme japonais et le capitalisme le plus sauvage.D’autre part, la redécouverte du livre dans les années 2000 est liée à la fin du mythe d’une société japonaise entièrement homogène et réconciliée avec elle-même, une société où les nouveaux précaires et les nouveaux exclus trouvent dans le compte rendu féroce de Kobayashi Takiji une expression directe de leurs expériences et de leurs souffrances, malgré tout ce qui sépare les époques et les situations.Le fait que Kobayashi ait co-fondé une Revue, Kurarute (Clarté) dont le nom est le décalque de celui de la revue d’Henri Barbusse, dit assez les liens entre la littérature prolétarienne japonaise et celle de pays occidentaux comme la France. Mais, et c’est une source de sa richesse, on peut aussi situer le Bateau-Usine dans la famille des littératures d’aventure maritime, en particulier celles qui combinent aux périls de la mer, les épreuves liées aux régions septentrionales, comme les Aventures du Capitaine Hatteras de Jules Verne. Cependant, l’entêtement à aller toujours plus loin, l’indifférence au danger, ici, sont ceux de l’Intendant Asakawa, féroce chien de garde de la société qui affrète le navire.Livre des souffrances de ceux qui n’ont pas de voix, manuel de la révolte, Le Bateau-Usine reste une belle lecture, en particulier chaque fois qu’il s’écarte un peu de son programme et qu’il évoque sans arrière-pensées la vie en enfer de l’équipage et des ouvriers, un héros collectif pris dans une tourmente moderne qui s’appelle le travail.
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile.Très beau livre-document
Par Khiem Do
Du Zola en plus succinct , avec des éclats 'babeliens'.Et très belle traduction d’Évelyne Lesigne-Audoly (quoique je ne suis pas en position de lire l'original, mais la version française passe très bien, avec le minimum de notes). Un excellent PS qui éclaire le contexte de l’époque et celui de la redécouverte de l'ouvrage en 2008 à l'international et au Japon.A lire, en une soirée, c'est un livre de 170 pages!
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