Ebook gratuit [PDF] -Tacite- [PDF] Collection
Lire le livre en ligne -Tacite [PDF] Collection
Enjoy, You can download **Tacite- Ebook gratuit [PDF] Now

Click Here to
**DOWNLOAD**

Détails sur le produit
- Rang parmi les ventes : #25898 dans Livres
- Publié le: 2006-12-27
- Sorti le: 2006-12-27
- Langue d'origine:
Français - Nombre d'articles: 1
- Dimensions: 8.90" h x
.75" l x
5.55" L,
- Reliure: Broché
- 228 pages
Description du produit
in8, broche, 220p, bon etat sauf choc avec pliures l'un en bas quatrieme de couverture et dernieres pages, coin haut premire de couverture abime avec traces de pliures, interieur propre, Plon, 2006
Commentaires clients
Commentaires clients les plus utiles
4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile.Tacite est toujours des nôtres
Par Semper Victor
Le livre de Xavier Darcos est une véritable déclaration d'amour à la civilisation latine et à Tacite, dont l'auteur, mieux que personne à su comprendre la personnalité et le message. L'ouvrage de Darcos ne cherche pas à mélanger les genres ni à prouver quelque thèse que ce soit, il nous expose simplement et clairement ce qu'une lecture des classiques, ici Tacite, peut encore et toujours nous apprendre. Le mieux est encore de citer certains extraits à mettre en perspective avec les préoccupations de notre époque.Sur l'Europe : « A l'époque de Tacite, la loi et ses formalismes pesants enferment le citoyen dans un lacis de contraintes et de répressions. Mais il en avait conscience et pouvait, au besoin, se révolter, comme le firent bien des patriciens formés au stoïcisme. Ainsi, échappait-on à ce fléau moderne qu'est « l'empire de la morale », cette nouvelle tyrannie, formée du droit que nous revendiquons de nous ingérer dans les affaires d'autrui et des droits exigés par les minorités les plus hétéroclites. L'empire de la morale nous assujettit en douceur. Voilà pourquoi il est un frein à la politique, voire son contraire. Dans l'envie européenne de dissoudre les nations ou dans le rêve d'une «citoyenneté du monde », on retrouve cette utopie naïve d'un espace commun où règnerait la morale et le droit à tout ce qu'on voudra » (page 68).Sur l'éducation, son sujet fétiche : « Messala rappelle ce que fut, cent vingt ans plus tôt, la formation de Cicéron, modèle entre tous, qui aborda toutes les sciences, et qui parcourut la Grèce et l'Asie pour approfondir encore son savoir : « Car c'est ainsi, mes bons amis, oui c'est ainsi : il faut une immense culture, des arts innombrables et la science de toutes choses pour que jaillisse et déborde cette éloquence admirable ». Autant dire qu'une époque qui méprise l'humanisme encyclopédique ne permet aucune liberté véritable, car elle ne donne pas son essor à l'intelligence, à l'influence, au charisme. Car la liberté est un point d'arrivée et non un point de départ. Le savoir rend libre, y compris de savoir assez ce qu'on dit pour maîtriser sa pensée et exercer un peu d'autorité sur autrui. Pourquoi l'élite supporte-t-elle cette table rase de l'humanisme ? Que gagne-t-elle à tolérer une éducation raccourcie, une jeunesse balbutiante et une langue affadie ? Tacite nous donne une ré-explication désenchantée : les Romains ont choisi le confort, ennuyeux mais ordonné, d'un pouvoir qui lamine tous les excès » (page 70).Sur le déclin de la civilisation : « Il sait que l'empire est déjà menacé par la pression des « barbares », par des raids de plus en plus fréquents à ses frontières, ce qui accentue un sentiment général de précarité. Cette prévision est juste : bientôt au IIe siècle, les Francs et les Alamans vont dévaster la Gaule, l'Espagne et l'Italie du Nord. Et en 410, avec la mise à sac de Rome par les Wisigoths, c'en sera fini de l'Empire romain. Nous avons sans doute tort de croire que nous ferons exception à cette loi de l'histoire selon laquelle toute invasion barbare finit par apporter désordre et ruine ». Mais pour en revenir à Rome, ces banalités se trouvent contrecarrées, aux yeux de Tacite, par le siècle de Trajan, qui lui apparait d'emblée comme une renaissance après les calamités et les dégénérescences des règnes Julio-claudiens. La courbe du temps rebondit. Il ne sait plus quelle durée choisir pour prendre la mesure d'une civilisation, si bien que le pessimisme à long terme est compensé par une adhésion à un renouveau immédiat » (page 78).Sur le rôle du politique : « Tacite admire surtout l'intelligence, qu'il associe volontiers à la culture, au jugement et au savoir. Mais comme toute l'élite romaine, dont la carrière s'organise en fonction du « cursus honorum », il aime plus encore que cet entendement se traduise en action et il ne conçoit pas l'intellectuel enfermé dans sa tour d'ivoire. Car si l'intellectuel suffisait pour gouverner, la politique se réduirait à la technocratie ou l'administration publique. Tacite n'aurait donc pas aimé nos « tables rondes » et nos « états généraux » de tout acabit, qui servent à disserter pour gagner du temps et pour éviter d'agir. Il n'aurait pas compris ce permanent principe de précaution qui, face au risque, devient moins une nécessaire prudence qu'un confort pour ne rien brusquer. Voilà pourquoi il résiste à la tentation de la nostalgie, à l'idée que la société fut meilleure jadis. Il sait qu'on ne peut s'élancer dans le passé et que, sans action, donc sans futur, la politique n'a plus d'objet ni d'intérêt ».Revenons-en à la question de la morale et de la politique. Nous autres modernes, nous nous croyons débarrassés du despotisme. Nos mœurs politiques nous semblent pacifiées. Nous aspirons à un monde sans hiérarchie sociale ni guerre civile. Nous voudrions faire comme si les leçons de l'histoire ne comptaient pas. Mais comme tous les opprimés de l'histoire, nous continuons à revendiquer le droit à toute liberté immédiate. Nous avons de bon motifs pour douter que la Raison domine la politique, les révolutions ayant sombrés généralement dans le despotisme ou les systèmes totalitaires, tels le fascisme ou le stalinisme. On assiste ainsi à la montée des droits subjectifs et individuels, avec des exigences « citoyennes » qui étaient naguère, à dire vrai, totalement privée : droits sexuels, droits des enfants, affirmations éthiques ou religieuses exotiques, etc. Cet individualisme affaiblit les institutions politiques mais aussi les instances sociales : Ecole, Eglises, syndicats, partis. Chaque individu, même un élève, juge légitime d'en appeler à ses droits naturels ou à ses convictions autonomes pour refuser de se soumettre à l'autorité : d'où la fréquence de l'idée de « crise » (de la justice, de l'enseignement, de la médecine...) et la surchauffe des contentieux ou recours judiciaires, des compromis et des normes anomiques ou locales. Ces tensions font de nos sociétés un composite de mollesse dans le consensus collectif et de narcissisme dans la vie individuelle. La télévision (notamment les diverses formes de téléréalité) reflète parfaitement cette schizophrénie, où se mêlent un sentimentalisme altruiste niaiseux et un nombrilisme infantile. Nous avons donc, nous aussi, nos « panem et circenses » (page 103).Enfin, Xavier Darcos conclue ce le sujet qui constitue l'âme de son livre la transmission : « La valeur et la bonté des êtres exceptionnels rayonnent et sont une nourriture spirituelle pour ceux qui restent : « le vrai tombeau des morts, c'est le coeur des vivants » (Agricola, 46). S'il faut discerner une foi chez Tacite, c'est dans cette conviction qu'i faut la chercher. Elle est assez proche de ce que les chrétiens appellent la « communion des saints ». Mais qui comprend cela aujourd'hui ? » (page 185). Le livre de Darcos est bien, parmi d'autres travaux récents, un véritable « arche de Noé d'un déluge moderne », celui de l'oubli des devoirs de notre héritage... « Nous ne sommes modernes que par ignorance désinvolte du passé. Dès que nous nous éveillons au passé, il nous apparaît absolument moderne » affirmait Roland Barthes !
3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile.La modernité de la littérature latine une nouvelle fois prouvée!
Par le professeur de grec
L'ex-ministre Xavier Darcos (dont par ailleurs le plan de rénovation du lycée a fait tant de dégâts à l'enseignement des langues classiques) nous démontre avec pertinence que notre monde peut être lu, relu et compris par le prisme des écrits du plus brillant des historiens latins. Gageons que nos dirigeants auront à coeur de s'en inspirer davantage et accessoirement de défendre un peu mieux la place de l'humanisme classique au sein de notre enseignement gangréné par ce grave fléau qu'est l'utilitarisme et la culture du "va-vite" et du "presse-bouton".
2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile.Le Tacite de Darcos
Par stanislas
Le Tacite de Darcos est une telle merveille que l'on se demande s'il ne va pas être obligé pour effacer les traces de le mettre au pilon maintenant qu il a en charge (et de cette manière) l 'Education Nationale
No comments:
Post a Comment