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Détails sur le produit
- Rang parmi les ventes : #135712 dans Livres
- Publié le: 2009-10-01
- Sorti le: 2009-10-01
- Langue d'origine:
Français - Dimensions: 8.47" h x
.45" l x
5.32" L,
- Reliure: Broché
- 178 pages
Commentaires clients
Commentaires clients les plus utiles
4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile.Une excellente introduction au Shâhnâma
Par Denis Matringe
Le livre de Patrick Riggenberg offre une excellente introduction d'ensemble à l'univers du Shâhnâma, avec de nombreuses citations tirées de la traduction de Jules Mohl et une bonne bibliographie d'orientation. Il est regrettable que si peu de soin ait été apporté à la version numérique du livre, qui est truffée de monstrueuses coquilles.
1 internautes sur 1 ont trouvé ce commentaire utile.Commentaire pour une introduction au Livre des Rois
Par Christine BORD
Le livre peut fournir une excellente introduction pour des néophites. Mais si ce que le lecteur cherche est ne introduction plus spécialisée et technique, notamment en ce qui concerne les origines de certains épisodes où l'importance de certaines influence (le zoroâstrisme et l'Avesta, notamment) il lui faudra chercher plus précis. Cet ouvrage a nénmoins l'intérêt de proposer une vulgarisation simple et efficace de l'oeuvre, et donc une bonne première approche.
0 internautes sur 0 ont trouvé ce commentaire utile.Fascinant
Par M. Rodriguez
Firdawsî (940-1020), était un musulman et s'inspirait du Coran et de la tradition islamique dans son oeuvre. Quant à certains de ses ouvrages, il souhaitait simplement préserver la langue persane et contribua par de nombreuses recherches et des traités en ce sens. Mais il respectait le Prophète Muhammad et en faisait l'éloge tout comme à l'égard des compagnons, et il était musulman, puisqu'il pratiquait les rites musulmans, c'est ce que rapporte également le poète et métaphysicien persan Nizâmî Ganjavi (1141-1209).Firdawsî, dans son oeuvre maîtresse "Shâhnâmeh" s'inspire donc constamment des références islamiques et zoroastriennes, de la théologie musulmane, évoque et invoque constamment Dieu (Le Créateur de l'existence relative et de tout ce qu'elle contient), prononce les Louanges adressées à Dieu et de l'intelligence comme don précieux donné par Dieu (I, 5-7) et fait l'éloge du Prophète Muhammad et de 'Alî (I, 13-17), et lui-même se définit comme musulman et énonce la continuité logico-spirituelle de l'islam par rapport aux anciennes traditions religieuses originellement monothéistes (y compris le Zoroastrisme), et se rattache donc à l'islam et n'y voit aucun obstacle pour les zoroastriens chercheurs ou tout autre chercheur de "vérité". Tout rappelant la nécessité de l'esprit critique ainsi que de la lecture symbolique (et intelligente) de nombreux passages de son oeuvre (I, 17), il invite les gens à méditer les enseignements qui parcourent son oeuvre (d'après les trois dimensions présentes : historique, mythique et initiatique). Ainsi, comme il le précise au début de son oeuvre : «Ce livre ne contient aucun mensonge ni aucune fausseté (...) mais ne crois pas que tout, dans le monde, suive la même marche. Tous ceux qui sont doués d'intelligence se nourrissent de mes paroles, quand bien même il leur faudrait y chercher des symboles».A propos de l'histoire de certains personnages il dit : «Peut-être n'admettras-tu pas la vérité du récit que le dehqân a répété d'après les anciens. Le sage qui l'entend, l'examine à l'aide du savoir, et n'y donne pas facilement croyance ; mais quand tu lui en auras expliqué le sens, il s'apaisera et cessera de discuter». (III, 271). Et à la fin de l'histoire, il écrit : «Si ton intelligence refuse de croire [en la véracité] du récit, c'est que sans doute elle n'en a pas saisi le sens profond» (III, 285). Ainsi, il invite à une lecture à la fois profonde (métaphysique) et "méta-historique" des récits qu'il mentionne dans son oeuvre (composée d'environ de 52000 distiques), et que le sens littéral (au-delà de la forme) n'est pas toujours ce qu'il y a de plus important et essentiel dans son oeuvre, mais bien le sens profond qui s'en dégage pour les gens intelligents. Si certains récits sont mythiques (plus qu'historiques), les modalités des époques "légendaires" sont différentes de celles que nous connaissons actuellement (mais elles n'en demeurent pas moins vraies et concrètes, pour certaines d'entre elles, même si elles nous échappent à cause du voile de nos perceptions ordinaires et des limitations de nos théories, de même que des conditions existentielles différentes de notre cycle par rapport à notre lointain passé : psychiques et mentales, physiques et climatiques) d'où le fait que cela puisse paraitre déroutant aux "contemporains" habitués à ignorer ce genre de réalités, mais l'essentiel n'est pas là nous dit Firdawsî, car ce qui en découle sont la connaissance de la quête spirituelle/initiatique de l'homme sage, de la psychologie humaine et des archétypes existentiels, où les conséquences/conditions sont identiques sur le fond malgré une différence de formes (les intrigues, les conflits, l'opposition entre la justice et l'injustice, la connaissance et l'ignorance, le bien et le mal, etc. perdurent et subsistent à chaque époque malgré des formes qui changent), et c'est sur cela que les lecteurs doivent prêter attention dans leur méditation de cette oeuvre, et non pas sur la "forme" des lettres, les images des récits (qui ne sont pas des finalités mais des "moyens" et des "supports", autrement dit, des symboles visant à rendre intelligible certaines réalités spirituelles, des vérités historiques, des leçons de morale, etc.). D'ailleurs, de nombreux maîtres spirituels parmi les sunnites au sein du soufisme, ont commenté abondamment de nombreux passages de son oeuvre à caractère initiatique ("mystique"). Il était donc un fervent musulman, d'ailleurs son livre contient de nombreuses références au Coran, à la théologie musulmane, et loue Dieu puis fait l'éloge du Prophète Muhammad. La portée de son oeuvre est essentiellement spirituelle et philosophique, puis théologique et morale, et enfin historique et mythique.Il n'y a que des "nationalistes modernes" qui veulent en faire une lecture biaisée et identitaire, là où Firdawsî visait l’universel à partir d’une histoire s’enracinant dans un support historique particulier.Cet excellent ouvrage de Patrick Ringgenberg aborde les différents aspects de cette oeuvre maîtresse, où il démontre que les prétentions "nationalistes" que certains veulent attribuer à Firdawsî et son "fanatisme" à ce niveau-là est une erreur (en raison d'une lecture "nationaliste" du XIXe et XXe siècle, importée par le colonialisme occidental lors de sa présence dans le monde musulman), car il n'était pas "raciste" ni suprémaciste (ni ne considérait les turcs ou les rums comme foncièrement inférieurs aux perses, mais qu'il était bien évidemment nuancé et qu'il utilisait dans ses récits des images symbolisant les oppositions pour faciliter la compréhension du message qu'il voulait véhiculer, sans mépriser ni généraliser les particularités ou "défauts" des autres peuples).
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